Manon Pugliese

Qui suis-je ?

Pendant longtemps, j’ai cru que le fait de toujours avancer…voulait dire que j’étais à ma place

À 18 ans, j’ai intégré une start-up e-commerce naissante comme première salariée.
 
À cet âge-là, beaucoup hésitent encore sur leurs études ou leur direction. Moi, j’avais trouvé un endroit où je me sentais utile.
 
Très vite, j’ai appris à : gérer, m’adapter, prendre des responsabilités, trouver des solutions. Et plus les défis augmentaient, plus je me sentais à ma place.
 
En quelques années, j’ai évolué dans presque tous les pôles de l’entreprise : service client, marketing, management, formation, stratégie, création de process… Je partais souvent de zéro, mais je trouvais toujours un moyen d’y arriver.
 
Cette capacité à tenir, apprendre vite et avancer coûte que coûte a fini par devenir une vraie identité.
 
Les autres me faisaient confiance. On me donnait de plus en plus de responsabilités. Et au fond, j’ai commencé à construire ma valeur à travers cette capacité à gérer, réussir et porter beaucoup
Manon Pugliese - coach de vie
Vivre seule - Manon Pugliese

Quand la réussite extérieure ne suffit plus

À 20 ans, j’ai acheté mon premier appartement. Une immense fierté. Sur le papier, j’avais tout pour être heureuse :
 
● un poste important,
● de l’autonomie,
● de la reconnaissance,
● un appartement,
● une évolution rapide.
 
Et pourtant, c’est probablement à ce moment-là que j’ai pris une des plus grosses claques de ma vie.
 
Parce qu’en vivant seule, je me suis retrouvée confrontée au silence.
Plus de bruit.
Plus de rythme imposé.
Plus de distraction permanente.
Juste moi.
 
Et derrière toutes les cases que j’étais en train de cocher, quelque chose sonnait creux. Je continuais à avancer, mais je commençais à sentir que je fonctionnais davantage que je ne vivais réellement.
Comme si j’étais devenue celle que je pensais devoir être… sans savoir si c’était vraiment moi.

Continuer malgré tout

Même quand quelque chose a commencé à s’essouffler intérieurement,
je n’ai pas vraiment su m’écouter.
 
Parce que quand on a appris à fonctionner dans :
 
● la performance,
● l’adaptation,
● le fait de tenir,
● ou le besoin d’être utile…
 
ralentir peut devenir extrêmement inconfortable
 
Alors j’ai continué. En 2022, je suis devenue associée de l’entreprise.
Une vraie réussite extérieure.
 
Mais intérieurement, le manque de sens devenait de plus en plus difficile à ignorer. Avec le recul, j’ai compris qu’on pouvait aller très loin par détermination… tout en étant profondément déconnecté de soi-même.
 
Et que réussir ne suffit pas toujours quand ce que l’on vit ne nous ressemble plus réellement.
Manon Pugliese - coach de vie

“Pourquoi est-ce que je fonctionne comme ça ?”

C’est cette question qui a tout changé.
Pas pour devenir “meilleure”.
Pas pour devenir parfaite.
 
Mais pour comprendre. Comprendre pourquoi :
 
● j’avais autant de mal à ralentir,
● j’avais besoin de toujours avancer,
● je culpabilisais quand je pensais davantage à moi,
● ou pourquoi je semblais capable de tout gérer… tout en me sentant intérieurement de plus en plus vide.
 
Je me suis alors plongée dans :
● les neurosciences,
● la psychologie,
● les mécanismes émotionnels,
● les schémas relationnel
● et les stratégies d’adaptation que l’on construit au fil de la vie.
 
Et plus j’avançais, plus quelque chose devenait évident :
 
Beaucoup de comportements que l’on pense être “notre personnalité”
sont parfois surtout des mécanismes que l’on a appris pour : être aimé, être accepté, garder le contrôle ou se sentir à sa place.
Photo de Manon Pugliese en pleine nature à Bali - Coach développement personnel

Partir seule à l’autre bout du monde

Partir seule à l’autre bout du monde

En 2024, j’ai beaucoup voyagé.
D’abord l’Italie et la Corse.
Puis Bali.

Et ces voyages ont représenté bien plus que de simples vacances.

Mais Bali a eu une place particulière.
C’était la première fois que je partais seule, aussi loin, sans repères familiers autour de moi.

Loin du travail.
Loin du rythme.
Loin du rôle que j’avais construit pendant des années.

Et là-bas, quelque chose s’est ouvert.

J’ai commencé à me reconnecter profondément à moi-même.
À écouter ce que je ressentais réellement.
À me demander ce qui m’animait vraiment.
À faire des choses seule, non pas pour prouver quelque chose…
mais simplement parce que j’en avais envie.

Je me souviens encore de cette sensation étrange la première fois que je suis allée seule au restaurant.

Un détail en apparence.
Mais pour moi, un immense symbole :
celui de commencer à exister autrement qu’à travers le regard, les attentes ou les rôles.

Et je crois que c’est aussi à ce moment-là que quelque chose a changé dans ma manière d’aimer.

Pendant longtemps, les relations ont été un sujet complexe pour moi.
Pas forcément parce que l’amour n’existait pas.
Mais parce qu’une partie de moi avait appris à rester dans le contrôle, l’indépendance ou le fait de tout gérer seule… au point de ne pas toujours laisser une vraie place à l’autre.

Avec le recul, je crois que je ne savais pas encore comment être pleinement en lien sans me protéger, me fermer ou garder le contrôle.

En me reconnectant à moi-même, j’ai aussi commencé à me sentir prête à recevoir autrement.
Et c’est en rentrant de Bali que j’ai laissé une vraie place à une relation différente.
Une relation qui ne vient pas combler un vide, mais rencontrer une part de moi devenue plus disponible.
Une relation dans laquelle je n’ai pas besoin de me perdre, de me suradapter ou de mériter ma place.

Aujourd’hui, j’ai la sensation de pouvoir aimer sans disparaître.
D’être moi, en face d’un autre.
Deux personnes entières, qui choisissent de construire ensemble.

Pleine conscience et connexion à soi en bord de mer - Manon Pugliese coaching

Le moment où tout a pris sens

C’est pendant ce voyage à Bali que j’ai appris la liquidation de l’entreprise.
Et même si mon départ était déjà prévu, ce moment a marqué une vraie bascule intérieure.
 
Parce qu’au lieu de voir uniquement un échec, j’ai commencé à comprendre que cette fin me forçait aussi à me poser une question
essentielle :
“Qu’est-ce que j’ai réellement envie de construire maintenant ?”
 
Quelques mois plus tard, j’ai découvert le neuro-coaching et le travail neuro-identitaire.
 
Et pour la première fois, j’ai eu la sensation de trouver une approche capable de relier :
 
● compréhension,
● identité,
● émotions,
● neurosciences,
● fonctionnement humain,
● et passage à l’action concret.
 
Pas simplement pour “aller mieux”. Mais pour aider les personnes qui,
comme moi, ont parfois appris à vivre dans l’adaptation,
la performance ou le rôle… au point de finir par se perdre elles-mêmes au passage.

Pourquoi j’accompagne aujourd’hui de cette manière

Aujourd’hui, mon approche est profondément liée à ce parcours.
Parce que je sais à quel point certains fonctionnements peuvent devenir invisibles quand ils ont été valorisés pendant des années.
 
Je sais aussi que beaucoup de personnes ne manquent ni d’intelligence, ni de volonté, ni de capacité.
 
Elles ont simplement appris à survivre, réussir ou être aimées à travers certains mécanismes qui finissent parfois par les éloigner profondément d’elles-mêmes.
 
C’est cette compréhension-là qui guide aujourd’hui mon accompagnement.
Pas pour transformer les personnes en quelqu’un d’autre.
Mais pour les aider à comprendre ce qui se joue en elles, retrouver plus de clarté, et construire une manière de vivre plus respectueuse de qui elles sont réellement.